Dans l'école taoïste on parle de grand et petit circuit céleste, nous abordons ici ce qu'est le circuit céleste. Celui dont on parle d'ordinaire, c'est la conjonction des méridiens directeur et gouverneur, ce circuit céleste est un circuit céleste superficiel, il ne vaut rien, ce n'est qu'un moyen de guérison et de mise en forme, on l'appelle le petit circuit céleste. Il y a encore un autre circuit céleste, qui ne s'appelle ni le petit circuit céleste ni le grand circuit céleste, il est une forme de circuit céleste dans la cultivation-pratique de concentration du Dhyâna. Il circule à l'intérieur du corps, fait le tour du Palais du Niwan (la boulette de terre) pour descendre, traverse l'intérieur du corps jusqu'au Dantian et y fait un tour pour remonter, c'est une circulation interne, voilà le véritable circuit céleste dans la cultivation-pratique de concentration du Dhyâna. Après sa formation, ce circuit céleste peut former aussi un fluide d'énergie très puissant. Puis, à lui seul, il entraîne tous les autres méridiens du corps pour les dégager enfin. L'école taoïste parle de circuit céleste, le bouddhisme n'en parle pas. Qu'est-ce que la religion bouddhiste préconise à ce sujet ? Tout le long de la transmission de sa Loi, Sâkyamuni ne parlait pas de Gong, il n'en a pas parlé, pourtant sa méthode a aussi sa propre forme de transformation dans la cultivation-pratique. Quelle est l'orientation de la circulation des méridiens dans le bouddhisme ? On a tout d'abord le point méridien Baihui totalement débouché, ensuite il descend en spirale du sommet de la tête vers le bas du corps, de cette manière il dégage à la fin tous les méridiens.
Le Méridien axial de l'école ésotérique a aussi ce but. Certains disent qu'il n'existe pas de Méridien axial, mais pourquoi la cultivation-pratique de l'école ésotérique fait-elle apparaître un méridien axial ? En réalité, tous les méridiens du corps humain dans son ensemble, sont au nombre de plus de dix mille, ils s'entrecroisent comme les vaisseaux sanguins et sont plus nombreux que ceux-ci. S'il n'y a pas de vaisseaux sanguins dans l'espace viscéral, il y a néanmoins des méridiens. Ainsi, on a le corps couvert de méridiens entrecroisés du sommet de la tête jusqu'à toutes les parties du corps, on les relie, ils ne paraissent pas toujours très droits au début, enfin on les dégage. Ensuite, ils s'élargissent petit à petit et deviennent graduellement un méridien tout droit. Ce méridien tourne, axé sur lui-même, en entraînant quelques roues imaginaires qui tournent en position à plat, ceci dans le but de dégager tous les méridiens du corps.
La cultivation-pratique de notre Falun Dafa évite la façon de faire entraîner tous les méridiens par un seul. Elle demande dès le commencement un dégagement simultané de tous les méridiens, une circulation simultanée de tous les méridiens. Notre pratique démarre d'emblée à un niveau très élevé, évitant des choses à très bas niveau. Entraîner tous les méridiens par un seul pour les dégager totalement, certains n'y arriveront pas même avec une pratique de toute leur vie ; d'autres encore doivent cultiver et pratiquer pendant plusieurs dizaines d'années pour y parvenir, c'est très difficile. Dans beaucoup de méthodes on dit qu'il est impossible de réussir sa cultivation pendant une seule vie, tandis que dans beaucoup de grandes Lois du niveau élevé et profond, les pratiquants peuvent prolonger leur vie, ne parlent-elles pas encore de cultiver la vie ? On peut donc profiter d'une vie prolongée pour continuer la cultivation-pratique, qui devra durer bien longtemps.
Si le petit circuit céleste est utile principalement pour la dissipation des maladies et le renforcement de la santé, le grand circuit céleste constitue déjà la pratique, on se situe déjà dans la véritable cultivation-pratique. Le grand circuit céleste désigné par l'école taoïste n'est pas si impétueux que le nôtre qui vise un dégagement total de tous les méridiens. Il a sa circulation limitée à quelques méridiens, il marche dans les trois méridiens Yin et les trois méridiens Yang des mains, il passe par les pieds, les jambes, jusqu'aux cheveux, parcourt tout le corps pour faire un circuit complet ; voilà leur circulation du grand circuit céleste. Le grand circuit céleste marque déjà la véritable pratique dès le commencement, pour cette raison certains maîtres de qigong ne transmettent plus le grand circuit céleste, ce qu'ils transmettent ne sont que des choses bonnes pour la guérison et la mise en forme. Bien que certains parlent aussi du grand circuit céleste, ils ne vous dotent de rien, et vous ne pouvez pas dégager les méridiens par vous-même. Sans être doté de rien, en ne comptant que sur l'idée, vous voulez les dégager, comme c'est facile à dire ! Pourrait-on les dégager comme si l'on faisait de la gymnastique ? La cultivation dépend de soi-même, et le Gong dépend du maître, cela ne peut entrer en fonction que lorsqu'on vous a doté d'un "système" interne en totalité.
L'école taoïste considère depuis toujours le corps humain comme un microcosme, estimant que, aussi grand est l'Univers de l'extérieur, aussi grand est celui de l'intérieur, et que tel aspect l'extérieur revêt, tel aspect l'intérieur revêt. Cette explication semble incroyable et difficile à comprendre. L'Univers est tellement immense, comment peut-on le comparer avec le corps humain ? Nous vous donnons la raison, notre physique moderne travaille à des recherches sur les éléments de la matière, à partir de molécule, atome, électron, proton, quark jusqu'au neutrino, mais quelle dimension auront les éléments encore subdivisés ? A ce point-là, on ne peut plus rien voir même avec le microscope, quelles sont les particules plus infimes encore subdivisées ? On n'en sait rien. Le fait est que cet acquis de notre physique moderne reste bien loin de la connaissance des particules les plus infimes de cet Univers. Quand l'homme n'a pas son corps charnel, ses yeux peuvent jouer un rôle d'amplificateur et sont capables de voir de manière microscopique. Plus on se situe au niveau élevé, plus on voit immensément dans l'état microscopique.
Sâkyamuni a parlé de la théorie des trois mille Univers géants au niveau où il était, cela veut dire que dans notre Galaxie il existe encore d'autres hommes qui ont un corps charnel comme nos êtres humains. En outre, il a aussi parlé de la théorie d'un grain de sable contenant trois mille Univers géants, ce qui est identique aux connaissances de notre physique moderne. Quelle différence existe-t-il entre la rotation des électrons autour d'un noyau et le mouvement de la Terre autour du Soleil ? C'est pourquoi Sâkyamuni disait que, dans une vision au niveau microscopique, il existe trois mille Univers géants dans un grain de sable, c'est un Univers où il y a des vies et des matières. Si c'est la vérité, réfléchissez, n'y aurait-il pas non plus des sables dans les mondes que contient ce grain de sable ? N'y aurait-il pas aussi trois mille Univers géants dans chaque grain de ce sable ? N'y aurait-il donc pas non plus des sables dans les trois mille Univers géants résidant dans ce grain de sable ? On peut poursuivre ce jeu de déduction jusqu'à l'infini. C'est pour cette raison que Sâkyamuni, déjà parvenu au niveau de tathâgata, a formulé ce propos : "Si grand qu'il n'y a pas d'extérieur, si petit qu'il n'y a pas d'intérieur." Si grand qu'il est, on ne voit pas les limites de l'Univers ; si petit qu'il est, on ne voit pas le plus infime de sa matière originelle.
Certains maîtres de qigong disent : "Dans les pores de la peau il y a des villes, où circulent des trains et des voitures." Cela paraît incroyable, mais si on essaie de comprendre et d'étudier cela vraiment sur le plan scientifique, on ne trouve plus fabuleuse cette assertion. L'autre jour, j'ai dit qu'au moment de l'ouverture de l'œil céleste, beaucoup de gens pouvaient avoir cette vision par leur œil céleste ouvert : on trouve qu'on court vers le dehors le long d'un passage du front, c'est comme si on ne parvenait jamais au bout de la route. Chaque jour, au cours de la pratique, on se voit courir le long de cette grande voie bordée de montagnes et d'eaux, en passant par des villes et en voyant beaucoup de monde. On sent que c'est une hallucination. Qu'est-ce qui se passe ? On a une vision très distincte, ce n'est pas hallucinatoire. Je dis que si le corps humain se révèle réellement si immense au niveau microscopique, cela n'est pas hallucinatoire. Parce que dans sa pratique, depuis toujours l'école taoïste considère le corps humain comme un Univers. S'il est vraiment un Univers, la distance du front jusqu'à la glande pinéale doit dépasser cent huit mille lis, vous n'avez qu'à vous hâter, c'est un parcours bien long.
Si l'on dégage totalement le grand circuit céleste au cours de la cultivation-pratique, ceci peut amener au pratiquant un pouvoir du Gong, mais lequel ? Tout le monde le sait, le grand circuit céleste est aussi appelé le circuit céleste de Ziwu, ou bien la circulation de Qiankun ou bien la circulation du véhicule à la rivière. Déjà à un niveau très bas, la circulation du grand circuit céleste a formé un fluide d'énergie, qui devient graduellement plus dense pour se transformer vers les niveaux plus élevés, il peut devenir une bande d'énergie d'une très grande densité. Cette bande d'énergie circule, au cours de sa circulation, si nous l'observons à travers l'œil céleste, à un niveau bien bas, on découvre qu'elle peut déplacer le Qi à l'intérieur du corps : le Qi du cœur se déplace vers les intestins ; celui du foie s'implante sur l'estomac... Si avec une vision microscopique on peut voir que ce qu'elle transporte, ce sont des choses bien grandes, et si on envoie cette bande d'énergie hors du corps, elle représente alors le pouvoir de télékinésie. Celui qui est doué d'un pouvoir très puissant peut transporter des objets très grands, c'est la grande télékinésie. Celui qui est doué d'un pouvoir très faible peut transporter des choses très petites, c'est la petite télékinésie. Voilà la forme du pouvoir de télékinésie et sa formation.
Le grand circuit céleste se met directement à la pratique, il est donc susceptible d'entraîner des états et des formes différentes du Gong, il peut nous amener à un état bien particulier. Quel état ? Vous avez peut-être lu dans des livres antiques tels que "les Vies des immortels", ou "les Livres de Dan", "le Canon taoïste" et "les Normes et Indications sur la nature et la vie", une phrase comme "s'envoler en plein jour", ce qui veut dire que l'homme s'élève dans le ciel en plein jour. En effet, je vous informe qu'une personne peut s'élever dans l'air sitôt après le dégagement de son grand circuit céleste, c'est très simple. Certains pensent que depuis bien des années de pratique, les gens qui ont leur dégagement de grand circuit céleste doivent être assez nombreux. Je dis qu'il n'est même pas impensable qu'il y a des centaines de milliers de gens qui y sont parvenus, parce que le grand circuit céleste ne marque après tout que le premier pas dans la pratique.
Alors, pourquoi ne voit-on pas ces gens-là s'élever ? Pourquoi ne les voit-on pas s'envoler dans les airs ? Il est défendu de perturber l'état de la société des gens ordinaires, on ne doit pas perturber ni modifier à volonté la forme sociale de la société des gens ordinaires, que se passerait-il si tout le monde volait dans le ciel ? Serait-ce là encore la société des gens ordinaires ? Voilà la raison principale ; une autre raison, c'est que, comme l'homme parmi les gens ordinaires ne vit pas pour être un homme mais pour revenir à l'origine et retourner à l'authenticité initiale, il existe encore le problème du sens de l'éveil. En voyant beaucoup de gens capables de voler bel et bien, on se livrerait aussi à la cultivation, et la question du sens de l'éveil n'existerait plus. Par conséquent, lorsque vous avez réussi la cultivation, vous ne pouvez pas le faire voir à la légère aux autres, vous ne pouvez pas le montrer, les autres doivent encore cultiver. Pour cette raison, après le dégagement du grand circuit céleste, il suffit de vous verrouiller la pointe du doigt de la main ou du pied ou une certaine autre partie du corps, et vous ne pourrez plus vous envoler.
Au seuil du dégagement du grand circuit céleste, un état peut apparaître, certains ont le corps toujours penché en avant au cours de la pratique assise. Parce qu'on a un bon état de dégagement dans le dos et qu'on ressent une grande légèreté, on sent la pesanteur sur le devant ; si certains tendent au contraire à se renverser, c'est qu'ils ressentent la pesanteur dans le dos et la légèreté sur le devant. Si vous avez tout le corps bien dégagé, vous pouvez vous élever en bondissant et vous sentirez que vous vous arrachez du sol, avec une sensation de quitter le sol. S'il est vrai que vous soyez capable de vous élever au-dessus du sol, cela vous est défendu, mais pas absolument. Les pouvoirs du Gong apparaissent chez les gens des deux extrémités, les enfants n'ont pas d'esprit d'attachement, les vieux, en particulier les vieilles dames, n'en ont pas non plus, leurs pouvoirs du Gong sont plus faciles à libérer et à garder. Alors que les hommes, notamment les jeunes, une fois le pouvoir du Gong apparu, leur psychologie de faire étalage est inéluctable, il se peut parallèlement qu'ils les prennent pour des moyens de compétition parmi les gens ordinaires. Dans ce cas-là, cela ne peut leur être permis, même si des pouvoirs sont apparus dans la pratique, ils seront mis en blocage. Avec un endroit verrouillé, la personne ne peut plus s'élever au-dessus du sol. Mais ça ne veut pas dire qu'il vous est absolument interdit d'avoir cet état, peut-être qu'on vous laissera l'éprouver une fois, il y a aussi des gens qui pourront le garder.
Le cas se rencontre dans tous les endroits où a eu lieu le stage. Quand je donnais mon stage au Shandong, le cas est apparu parmi nos élèves de Jinan aussi bien que parmi ceux venus de Beijing. Quelqu'un m'a dit : "Maître, qu'est-ce qui m'arrive ? Je quitte toujours le sol quand je marche, et je m'élève au-dessus du lit quand je dors chez moi, quand je me couvre, même la couverture s'envole avec moi, comme si c'était un ballon qui voulait s'en voler." Au cours de mon stage à Guiyang, une vieille élève de Guizhou, une vieille dame, avait mis dans sa chambre deux lits, chacun contre un mur face à face. Elle pratiquait son recueillement assis sur le lit et sentait qu'elle s'élevait dans l'air, elle s'est vue déplacée sur l'autre lit quand elle a ouvert les yeux ; à peine a-t-elle eu l'idée de revenir, qu'elle est retournée sur l'autre en voltigeant
Il y avait un élève de Qingdao qui faisait son recueillement assis sur un lit, à l'heure du repos à midi dans une chambre où il n'y avait personne. Il est en lévitation sitôt après s'être mis en pratique assise, il bondissait si fort qu'il s'élevait à un mètre du lit. Il s'élevait et tombait tour à tour, faisant des bonds bruyants, la couverture est même tombée par terre. A la fois excité et impressionné, il a continué ses bonds tout le temps. Enfin, on a sonné l'heure du travail, il s'est dit alors : "Je ne dois pas laisser les autres me voir ainsi, qu'est-ce que je fais ici ? Il faut arrêter immédiatement." Ses bonds se sont arrêtés. Les vieux peuvent bien se contrôler. Si cela avait était un jeune, on sonne le travail, que tout le monde vienne donc me voir, je suis en lévitation. C'est là que réside la difficulté de réprimer l'esprit de parader : venez voir comme je pratique bien, je peux voler. Son pouvoir disparaîtrait dès qu'il le montrerait, ce cas est interdit. Il y a beaucoup d'exemples de ce genre, on rencontre cela chez les élèves partout.
Nous demandons dès le commencement que tous les méridiens soient dégagés. Jusqu'à aujourd'hui, il y a 80 à 90% de personnes parmi nous, qui ont atteint l'état léger et sans maladie. Comme nous l'avons dit ailleurs, non seulement on vous pousse jusqu'à cet état, on vous laisse avoir le corps entièrement épuré, mais on doit aussi vous doter de beaucoup de choses et faire apparaître le Gong sur vous au cours du stage. Cela revient à dire que je vous soulève et vous pousse en avant. Je vous fais la prédication de la Loi sans cesse au cours du stage, et votre Xinxing ne cesse également de connaître le changement. Beaucoup d'entre nous, après être sorti de cette salle, se sentiront comme une autre personne, même votre conception du monde connaîtra assurément une conversion, vous saurez comment vous comporter à l'avenir et vous ne vivrez plus dans la confusion comme autrefois, c'est sûr, notre Xinxing s'est déjà élevé.
Quant au grand circuit céleste, bien qu'il ne vous soit pas permis de vous élever au-dessus du sol, vous pouvez vous sentir tout léger et marcher si vite qu'un petit vent se soulève sous vos pieds. Autrefois vous sentiez la fatigue après seulement un peu de marche, dès lors, quelque long que soit le trajet, vous le ferez aisément, vous ferez du vélo comme si on vous poussait dans le dos, la fatigue ne vous gagnera plus quel que soit le nombre d'étages à monter, il en sera ainsi assurément. Celui qui se cultive soi-même en lisant ce livre peut aussi atteindre l'état qu'il faut. Moi, je peux me taire sur les paroles que je ne veux pas dire, mais ce que je dis est assurément vrai. En particulier dans ce cas, si je ne disais pas vrai lors de ma prédication de la Loi, et si je ne disais ici que des vertiges et parlais arbitrairement à tort et à travers sans objectifs précis, ce que je ferais serait sans doute une transmission de la loi perverse. Ce que je fais n'est pas une chose facile, tout l'Univers y prête attention, il ne m'est pas permis de dériver.
Les hommes ordinaires se contentent de savoir qu'il existe un tel circuit céleste, en fait, ça ne suffit pas encore. Pour parvenir le plus vite possible à remplacer complètement le corps par la matière de haute énergie et à le transformer, il faut encore une autre forme de circuit céleste qui circule dans un autre sens et entraîne tous les méridiens de votre corps, c'est ce qu'on appelle le circuit céleste de Maoyou, seulement connu par un tout petit nombre de gens. Dans des livres, on mentionne de temps à autre ce nom, mais personne n'a donné là-dessus une explication, on ne vous dit pas cela. On ne fait que des tours de théorie, car il est le secret des secrets. Nous vous le révélons ici totalement : le circuit céleste de Maoyou peut commencer par le point méridien Baihui (il peut aussi sortir par le point méridien Huiyin), on l'envoie dehors et il s'avance en longeant la ligne de démarcation entre la face Yin et la face Yang du corps humain, il descend par le bord d'une oreille puis par une épaule. Il parcourt les doigts de la main un à un. Puis il longe le flanc du corps et passe sous un pied pour remonter dans l'intérieur de la jambe. Puis il redescend de nouveau par l'intérieur de l'autre jambe, passe sous l'autre pied, regagne le flanc du corps. Il parcourt les doigts de la main un à un, revient enfin au sommet de la tête pour accomplir un tour, voilà le circuit céleste de Maoyou. D'autres pourraient consacrer un livre pour traiter de cela, moi, je l'éclaire seulement en quelques mots. Je trouve que ça ne mérite pas d'être considéré comme le secret du ciel. Les autres le trouvent très précieux et ne le divulguent pas du tout, ce n'est qu'en faisant réellement la transmission à un disciple qu'on parle du circuit céleste de Maoyou. Bien que je l'aie révélé, vous ne devez pas procéder à une pratique conduite ou contrôlée par l'idée, en faisant ainsi, ce que vous pratiquez n'est plus notre Falun Dafa. Une cultivation-pratique véritable vers le niveau élevé implique le non-agir, sans aucune activité de l'idée, on vous a déjà tout donné. Ces choses-là se forment automatiquement, ce sont des systèmes internes qui agissent sur vous et ils se mettent eux-mêmes en marche au moment venu. Un jour, au cours de votre pratique, vous aurez la tête qui remuera, si la tête tourne de ce côté, c'est qu'ils tournent dans ce sens-là ; si la tête tourne de l'autre côté, c'est qu'ils tournent de l'autre côté, ils tourneront dans les deux sens.
Quand le grand circuit céleste ainsi que le petit circuit céleste sont dégagés, on pourra incliner la tête au cours de la pratique assise, c'est un phénomène qui marque le passage de l'énergie. Il en est de même pour notre pratique du circuit céleste de Falun, nous le pratiquons de cette façon, en effet il tourne lui-même au moment où vous ne pratiquez pas. D'ordinaire il tourne à jamais, votre pratique ne fait que renforcer ce système. Nous parlons de la Loi forgeant l'homme, n'est-ce pas ? D'ordinaire, vous pouvez constater que votre circuit céleste circule toujours, quoique vous soyez hors de pratique, cette couche de Qiji doté à l'extérieur du corps, c'est-à-dire un gros méridien qui entraîne votre corps à faire la pratique, tout se fait automatiquement. Il peut aussi tourner dans le sens inverse, et alternativement dans les deux sens, il dégage vos méridiens à tout moment.
Alors, en quoi consiste le but du dégagement du circuit céleste ? Le dégagement du circuit céleste ne constitue pas en soi le but de la pratique. Même si vous avez votre circuit céleste entièrement dégagé, je dis que ça ne vaut rien. On continue la cultivation dans le but d'entraîner, au moyen de la forme du circuit céleste, tous les méridiens par un seul méridien, afin de dégager les méridiens du corps, tous les méridiens. Nous commençons déjà cette affaire. Avec la pratique continue, certains découvriront au cours de la circulation du grand circuit céleste, que les méridiens sont bien élargis par la pratique, ils sont comme un doigt, leur intérieur est bien large. Parce que l'énergie est déjà puissante, le fluide d'énergie peut devenir fort élargi et lumineux après sa formation. Ça ne compte pas encore, alors jusqu'à quel degré doit-on poursuivre la pratique ? On doit laisser tous les méridiens du corps s'élargir continuellement, l'énergie va devenir de plus en plus puissante et de plus en plus lumineuse. Enfin on permet à ces méridiens au nombre de plus de dix mille de se rallier en un bloc, jusqu'à un état sans méridiens ni points, et tout le corps fait un seul bloc, voilà le but ultime du dégagement des méridiens. Son objectif est de transformer tout le corps humain en matière de haute énergie.
En avançant jusqu'à cette étape dans sa pratique, on a le corps essentiellement transformé par la matière de haute énergie, autant dire qu'on est déjà parvenu au niveau suprême dans la cultivation-pratique du Shi Jian Fa et qu'on a gagné le sommet de la cultivation-pratique sur le corps charnel d'un être humain. Atteignant cette étape, cela peut entraîner au pratiquant un état, quel état ? Le Gong apparu en lui est déjà très riche. Dans la cultivation-pratique sur le corps d'un homme ordinaire, autrement dit au cours de la cultivation-pratique du Shi Jian Fa, tous les pouvoirs paranormaux (pouvoirs potentiels) de l'homme, tous apparaissent sans exception, mais la plupart restent verrouillés pour la cultivation chez les gens ordinaires. De plus, la colonne de Gong grandit très haut, toutes les formes de Gong ont été renforcées puissamment par le Gong tout puissant. Cependant, ils ne produisent d'effet que dans notre espace existant, mais ils sont incapables de conditionner dans d'autres espaces, car ils n'ont que les pouvoirs du Gong sortis de la cultivation-pratique sur le corps charnel propre aux gens ordinaires. Mais ils sont déjà bien abondants, le corps existant sous diverses formes dans différents espaces a déjà connu un très grand changement. Ce que le corps porte, et ce que le corps porte à chaque niveau de l'espace, est déjà très abondant et effrayant à voir. Certains ont le corps plein d'yeux, tous les pores du corps sont des yeux, des yeux existent même dans toute la sphère du champ de l'espace. Comme c'est la méthode de l'école bouddhiste, certains ont des figures de bouddha ou de bodhisattva plein le corps. Toutes sortes de Gong sont extrêmement riches en former, en outre, apparaissent aussi un très grand nombre d'entités vivantes.
A cette étape, on voit aussi l'apparition d'un état, appelé "les trois fleurs se réunissant sur le sommet de la tête". C'est un état très marquant, un état qui saute aux yeux, il est même perceptible à un œil céleste ouvert à un niveau pas très élevé. Il y a trois fleurs sur la tête, l'une est une fleur de lotus, mais pas celle de notre espace matériel, les deux autres sont aussi des fleurs d'autres espaces, c'est une vue merveilleuse. Les trois fleurs tournent en rond sur la tête dans les deux sens, et elles tournent aussi sur elles-mêmes. Chaque fleur a une colonne géante, qui a le même diamètre que la fleur. Ces trois grandes colonnes montent jusqu'au ciel, ce ne sont pas des colonnes de Gong, elles n'existent que sous cette forme, cela est très mystérieux, vous pourrez aussi avoir peur en les voyant. Parvenu à cette étape de la cultivation-pratique, on a le corps très blanc et la peau fine et fraîche. Ici, on se trouve déjà à la forme suprême de la cultivation-pratique du Shi Jian Fa. Pourtant, ça ne marque pas l'arrivée à la sommité, il faut continuer la cultivation-pratique, il faut encore avancer.
Un pas plus loin, on entre dans le niveau de la transition entre le Shi Jian Fa et Chu Shi Jian Fa, dit l'état du corps de blancheur limpide (dit aussi corps de blancheur de cristal). Parce qu'on cultive et pratique sur son corps jusqu'à la forme suprême du Shi Jian Fa, ce n'est que le corps charnel de l'homme ayant atteint la forme suprême de la transformation. Quand on entre vraiment dans cette forme, tout le corps est déjà entièrement composé de matière de haute énergie. Pourquoi l'appelle-t-on le corps de blancheur limpide ? Parce qu'il a déjà atteint la pureté absolue de haut degré. A travers l'œil céleste, on voit que tout le corps est transparent, tout comme du verre clair, comme si rien n'était là, il peut présenter un tel état, et franchement parlant, c'est déjà un corps de bouddha. Le corps composé de matière de haute énergie est différent de notre propre corps. Quand on est parvenu à cette étape, tous les pouvoirs du Gong et toutes les choses prodigieuses apparus sur le corps, devront être abandonnés d'emblée totalement, et déposés dans un espace très profond, parce qu'ils sont déjà inutiles et hors d'usage désormais. Seulement, un jour, à l'avenir, quand vous aurez réussi votre cultivation et obtenu la Voie, en regardant en arrière le processus de votre cultivation-pratique, vous les sortirez pour voir. A ce moment-là, il ne restera que deux choses : la colonne de Gong existe encore, le nourrisson originel issu de la cultivation-pratique a déjà grandi. Toutefois, ces deux choses-là se trouvent dans un espace très profond, les hommes ordinaires avec un œil céleste ouvert au niveau peu élevé ne les voient pas et ils ne peuvent pas voir que cette personne a un corps transparent.
Comme l'état du corps de blancheur limpide ne représente qu'un niveau de transition, avec une cultivation-pratique poursuivie on entre réellement dans la cultivation-pratique de Chu Shi Jian Fa, qui s'appelle aussi la cultivation-pratique du corps de bouddha. On a le corps entièrement constitué de Gong, et à ce moment-là, le Xinxing de l'homme est stable. On recommence sa pratique, et les pouvoirs du Gong réapparaissent, ils ne sont plus appelés pouvoirs du Gong mais "pouvoirs surnaturels de la Loi de bouddha", ils peuvent agir sur tous les espaces et disposent d'une puissance illimitée. Avec la cultivation-pratique continue à l'avenir, des choses du niveau plus élevé, vous saurez par vous-même comment cultiver et pratiquer et vous connaîtrez la forme d'existence de la cultivation-pratique.