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Certaines personnes ne peuvent pas avoir l'esprit calme au cours de la pratique, et vont en quête de méthodes pour entrer en état tranquille. Quelqu'un m'a demandé: Maître, pourquoi je ne peux pas me recueillir avec l'esprit calme? Pourriez-vous me donner un moyen ou une manière pour que je puisse calmer ma pensée au cours de mon recueillement assis? A mon avis, même si c'était un immortel qui vous en donne le moyen, vous n'arriveriez pas à vous calmer! Et pourquoi? Parce que c'est votre esprit qui a perdu la quiétude. Vous vivez dans cette société, votre esprit est sans cesse travaillé par les sept sentiments et les six désirs, par toutes sortes d'intérêts personnels, même par ceux de vos parents et amis, tout cela occupe même un grand espace et est porté très haut dans votre pensée. Dans ce cas-là, comment pourriez-vous vous calmer au cours de votre recueillement assis? Vous faites un effort pour les refouler, mais ces pensées font surface tout de même automatiquement;
Le bouddhisme préconise dans ses méthodes de pratique "l'observance, la concentration et la sagesse". L'observance, ça veut dire qu'il faut renoncer à quoi on est attaché. Certaines méthodes recourent à l'invocation continue du nom du Bouddha, elles demandent qu'on le répète dans l'état recueilli pour que l'esprit concentré sur cette seule idée en chasse mille autres. Mais c'est un genre de Gongfu qu'un résultat de cultivation et pratique. Si vous ne me croyez pas, vous pouvez essayer de le faire, en psalmodiant le nom du Bouddha, vous aurez sûrement la tête bouillonnant de mille autres idéejouit Naguère, les lamas tibétains devaient évoquer le nom du Bouddha quelques cent mille fois par jour, cela durait toute une semaine. A force de récitation, ils avaient des étourdissements et à la fin il ne restait plus rien dans leur tête que le nom du Bouddha, par là une seule idée a chassé mille autres. Mais c'est plutôt un genre de Gongfu, je doute que vous en soyez capable. Il y a encore des méthodes qui vous conseillent de vous concentrer sur le champ de cinabre, de compter ou de fixer vos yeux sur un objet, mais tout cela n'arrive pas à vous assurer une tranquillité absolue. Un pratiquant doit avoir un coeur de quiétude, il doit essayer de se détacher de ses intérêts personnels et d'abandonner son coeur avide.
En fait, accéder ou pas à l'état de quiétude et à l'état de concentration, ça reflète la hauteur du Gongfu et le niveau atteint par le pratiquant. La capacité qu'on a d'entrer en état recueilli dès qu'on prend la position assise, est une manifestation de son niveau atteint. Ce n'est pas grave si vous êtes incapable d'avoir l'esprit calme pour le moment, vous pourrez y parvenir progressivement au cours de votre cultivation et pratique. On améliore son Xinxing petit à petit, de même qu'on fait croître son Gong peu à peu. Sans le détachement des désirs et des intérêts personnels, il serait impossible d'accroître son Gong.
Le pratiquant doit exiger beaucoup de lui-même à tout moment, selon un critère strictement établi. Dans la société actuelle, se trouvent divers phénomènes complexes, maintes choses malsaines, mesquines et débordantes des sept sentiments et six désirs, qui exercent sans cesse leur influence sur les pratiquants. Télévision, films et oeuvres littéraires ne font que vous inciter à devenir un fort parmi les gens ordinaires, un homme plus réaliste. Si vous ne pouvez pas vous détacher de tout cela, plus vous serez éloigné du Xinxing et de l'état d'esprit d'un pratiquant, et moins vous obtiendrez de Gong. Le pratiquant doit refuser ou éviter le plus possible le contact avec ces choses mesquines et malsaines, il faut qu'il se comporte comme s'il regardait sans les voir, écoutait sans les entendre, et qu'il fasse preuve d'impassibilité et reste sans broncher face à toute tentation. Moi, je dis souvent que l'esprit des gens ordinaires ne peut point m'affecter. Les louanges ne peuvent me plaire ni les injures me mettre en colère. Des interférences sur le Xinxing arrivant chez les autres aussi bien que chez les gens ordinaires, ne produit rien effet sur moi. Un pratiquant se doit de manifester son indifférence envers tout profit et avec son coeur détaché comme si tout lui paraissait moins que rien, c'est alors que votre esprit se voit déjà préparé pour comprendre la Voie. Sans désir obstiné de prétendre à la célébrité et au gain, et considérez le renom, le profit et les autres conditions comme choses futiles, vous n'aurez pas à vous tracasser et à vous indigner, et vous serez toujours dans un état psychologiquement équilibré. Quand on se détache de tout, on retrouve naturellement la quiétude.
Je vous ai déjà prêche la grande Loi et transmis tout un
ensemble de méthode de pratique en cinq parties, j'ai déjà épuré
votre corps et déposé en vous le Falun et le Qiji (
ressort du
souffle), et je vous ai déjà envoyé mes Fashen (corps de la Loi)
qui vous protégeront. Je vous ai déjà donné tout ce qu'il faut
vous donner. C'est moi qui ai travaillé pendant le stage, et
désormais, c'est à vous de déployer vos efforts. Le devoir d'un
maître consiste à faire votre initiation, et cultivation et pratique
de chacun d'entre vous dépendra de vos propres efforts. Je jouits
convaincu que vous parviendrez à votre plénitude de cultivation
et pratique, pourvu que vous puissiez saisir à fond la grande Loi,
la ruminer minutieusement avec votre sens de l'éveil, garder à
tout moment votre Xinxing, vous évertuer à la pratique, résister
aux épreuves des épreuves et endurer avec patience ce qui est
difficile à endurer.
Pour votre cultivation du Gong, la voie est dans votre coeur;
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Pour voguer dans la Grande Loi illimitée, les épreuves sont votre
bateau.
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